François Sauvadet le 15 novembre 2024 à Angers lors des Assises des Départements de France ( AFP / Damien MEYER )
Le président des Départements de France, François Sauvadet, réclame la venue du Premier ministre à leur congrès jeudi et vendredi à Reims pour "avoir des explications" sur le budget et lui demande de renoncer à une nouvelle contribution, a-t-il affirmé à l'AFP.
"J'attends du Premier ministre qu'il vienne à notre congrès. J'attends de lui des explications. On a besoin de clarifications politiques pour le sort qui est réservé aux départements", a-t-il déclaré à l'AFP en marge de la réunion.
Le chef du gouvernement a coutume de venir à ce rassemblement des départements. Attendu vendredi matin, Sébastien Lecornu n'a pas confirmé sa venue, selon l'association.
"Ce n'est pas normal qu'on n'ait pas nouvelles du Premier ministre", a renchéri Jean-Marc Roze, président de la Marne, auprès de l'AFP.
"Jamais on a été autant prélevé!", a protesté M. Sauvadet. Selon les calculs de l'association, les budgets des départements vont être amputés de plus de 1,8 milliard d'euros si le budget 2027 reste en l'état.
Parmi les mesures, une contribution progressive à l'effort budgétaire (CPEB) de 2,5 milliards d'euros pour toutes les collectivités, à l'exception des régions. Pour les départements, la facture est de 551 millions d'euros. "Je lui demande de renoncer à ce super prélèvement sur nos ressources", a réclamé M. Sauvadet.
"Il est en train de fragiliser notre réponse à la précarité", a-t-il ajouté alors que les départements ont en charge beaucoup de missions sociales et sont à la peine depuis plusieurs années.
En ouverture du congrès, devant plus d'un millier d'élus et d'équipes départementales, il a qualifié de "mépris" l’attitude du gouvernement sur le budget 2027.
Mardi, la quasi totalité des associations d'élus locaux avaient dénoncé "la purge financière" imposée par le budget 2027 et demandé à être reçues par le Premier ministre dans une déclaration commune.
Le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), est attendu à Reims jeudi à la mi-journée et la ministre de la Décentralisation Françoise Gatel vendredi matin.
Alors qu'ils sortaient un peu la tête de l'eau, les départements estiment que le projet de loi de Finances peut les faire replonger.

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